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La médecine avance
13 juillet 2026

En DMLA néovasculaire, le traitement actuel repose sur des injections intra-vitréennes répétées. Elles sont efficaces et nécessitent un rythme soutenu d'injections.

L’évolution technologique en cours vise à réduire cette contrainte.

Aux États-Unis, des dispositifs implantables sont en développement. Le principe est le suivant : implanter au niveau scléral un petit réservoir au contact du vitré. Ce réservoir serait rempli périodiquement — tous les six mois, voire tous les ans — et diffuserait progressivement le traitement dans l’œil.

Techniquement, cela suppose un geste chirurgical spécifique pour mettre en place le dispositif, puis un suivi régulier pour le recharger.

L’intérêt potentiel est clair :

  • moins d’injections répétées,
  • une diffusion plus stable du médicament,
  • une diminution de la charge pour le patient et pour les structures de soins.


Ces dispositifs sont encore en phase d’évaluation et d’optimisation. Comme toute innovation implantable, ils devront démontrer leur sécurité à long terme.

Mais la direction est nette : la prise en charge de la DMLA évolue vers des traitements de plus en plus durables, avec une logique de contrôle continu plutôt que d’interventions répétées.

La chirurgie rétinienne tend désormais à intégrer des systèmes thérapeutiques implantables, conçus pour agir dans la durée.

La médecine avance !

DMLA l’arrivée des biosimilaires
3 juillet 2026

En cas de DMLA dite « humide » (néovasculaire), le traitement repose sur des injections intra-vitréennes d’anti-VEGF. Pendant de nombreuses années, certaines molécules de référence, comme le Lucentis, ont constitué le standard thérapeutique.


Depuis quelque temps, une évolution importante s’est installée dans la pratique quotidienne : l’arrivée massive des biosimilaires.

Un biosimilaire est, pour simplifier, l’équivalent d’un médicament générique appliqué aux biothérapies complexes. Le principe actif est comparable et l’efficacité clinique attendue est similaire.

👉Leur utilisation est aujourd’hui encouragée par les autorités de santé, notamment pour des raisons économiques.


En pratique, même lorsque nous prescrivons une molécule de référence, il est fréquent que la délivrance en pharmacie se fasse sous forme de biosimilaire. C’est désormais une réalité du système de soins.


Sur le plan thérapeutique, ces produits remplissent leur rôle. L’objectif reste identique : contrôler l’activité néovasculaire et stabiliser la vision.


La principale différence se situe davantage du côté technique. Les seringues de ces nouveaux laboratoires sont parfois un peu moins ergonomiques pour nous autres ophtalmologues !


Un petit défi technique supplémentaire, mais l'essentiel est là : votre vision reste protégée de la même manière.

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